Le « Green » au sein de l’IT

La consommation d’énergie dans le monde IT

En 2011, le secteur IT a été responsable pour 2,5 % des émissions globales mondiales de CO2 ! Une croissance annuelle de 6% jusqu’en 2020 est prévue.  La répartition des émissions se présente de la manière suivante :

  • 44% pour les postes de travail,
  • 23% pour les Data Center,
  • 24% pour les équipements télécom,
  • 9% pour le reste.

Par ailleurs savez-vous que :

  • Plus de 85% des sociétés ne connaissent pas la consommation en énergie de leur ICT (Source Gartner),
  • 10-30% des serveurs ne font ‘rien’ (Source Uptime Institute, USA),
  • Le taux d’utilisation moyen d’un serveur est  de +/- 15%,
  • Le coût de l’électricité consommée par un serveur moyen sur 3 années équivaut à son prix d’achat.

Ces quelques chiffres démontrent que le concept Green dans le monde IT n’est pas qu’un vain mot. Grâce aux technologies modernes il est possible de diminuer drastiquement les consommations énergétiques.

Qu’est-ce que le GREEN IT ?

« Le concept Green IT désigne un état de l’art informatique qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique, et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). » Source Wikipédia

Le Green IT ne prend donc pas en compte que la manière dont est géré le parc informatique mais également le processus complet de fabrication des différents composants IT. Lorsque des produits sont fabriqués dans la philosophie « Green IT », ceux-ci sont généralement peu gourmands en énergie et possèdent donc le label « Energy Star ». Ce label vous garantit que le produit a été construit de manière à minimiser le taux de CO2 généré par la fabrication de ce produit et lors de son utilisation.

Et concrètement, quelles solutions existe-t-il ?

Au-delà des progrès édifiants réalisés par les constructeurs hardware (pc, serveur…) au niveau de la consommation énergétique de leurs produits, la virtualisation est sans aucun doute la technologie qui peut radicalement modifier les architectures IT.

Cette virtualisation peut se décliner à plusieurs niveaux :

  1. Virtualisation des serveurs : elle permet de consolider les serveurs et de réduire leur nombre d’un facteur 5 à 10. Le taux d’utilisation des machines passe de cette façon de 15% à environ 80%.
  2. VDI (Virtual Desktop Infrastructure) : en virtualisant les PC, les postes des utilisateurs peuvent être beaucoup plus légers et donc beaucoup moins énergivores.
  3. Cloud Computing : il s’agit ici de partager des applications à un grand nombre d’utilisateurs au travers d’internet. Cela permet donc de centraliser et rationaliser les ressources hardwares nécessaires.

Mais le Cloud est-il vraiment Green ?

Les grands fournisseurs comme Google ou Microsoft qui  partagent leurs applications vers des millions d’utilisateurs investissent dans des datacenters qui sont à la pointe de la technologie. Ce qui permet une consommation énergétique optimale. On mesure cette efficacité grâce au ‘PUE’.

Le « Power Usage Effectiveness » (PUE) est déterminé en divisant la quantité d’énergie entrant dans le centre de données par l’électricité utilisée pour faire fonctionner l’infrastructure informatique.  PUE est donc exprimé comme un rapport. Avec l’amélioration de l’efficacité globale ce coefficient diminue vers 1. Les meilleurs datacenters du monde sur ce point ont des PUE tournant autour de 1,2 (Google Lenoir PUE 1.21 – Microsoft Chicago PUE 1.22 – Yahoo Lockport PUE 1.16,…).

Mais le Cloud Computing est peut-être une arme à double tranchant. Le « Paradoxe de Jevons » et « l’effet de rebond » expliquent entre autres que : « Les économies d’énergie ou de ressources initialement prévues par l’utilisation d’une nouvelle technologie sont partiellement ou complètement compensées suite à une adaptation du comportement de la société. » Source Wikipédia

L’exemple le plus explicite de ce phénomène est celui de « L’ordinateur et la fin du papier » : « Avec le développement des technologies de l’information et de la communication, certains ont pu croire à une réduction drastique, voire à la fin de la consommation de papier. Or, c’est l’inverse qui est constaté : du fait de ces technologies et notamment de la démocratisation des imprimantes et photocopieuses, jamais autant de copies n’ont été imprimées. 200 milliards de pages sont imprimées chaque année en France, en progression annuelle de 5 à 8 % depuis 10 ans. » Source Wikipédia

A la lecture de ceci il est dont fort à parier que le Cloud en tant que tel ne va pas résoudre à lui seul l’augmentation des besoins énergétiques dans le domaine IT. L’énergie sera probablement mieux utilisée mais vu que nous ferons de plus en plus usage des services proposés, la consommation globale augmentera inévitablement.

Conclusion

Qu’on soit écologiste convaincu ou non, étant donné l’augmentation constante des prix de l’électricité, la prise de conscience des consommations énergétiques dans le secteur informatique doit devenir une réalité. C’est pour cette raison que le « Green IT» est de plus en plus répandu et est en train devenir un élément important dans les plans stratégiques des entreprises.

Cette préoccupation peut se placer dans les projets de remplacement de serveurs, PC, imprimantes, … L’externalisation de certaines applications vers le Cloud Computing peut être également une solution.

Mais quelles que soient les options techniques retenues, le « Green IT » est aussi et avant tout une question de comportement (par exemple : éteindre les PC et les imprimantes en fin de journée). Le management a un rôle crucial à jouer pour encourager l’adoption du « Green IT » dans les entreprises.

Nous sommes à votre disposition par mail sales@altair.be ou par téléphone au 071 36 41 11.

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